Internet, médias sociaux, technologie, web

Fini le politique, tout est social

Jeune fille, j’avais accroché l’attention d’un Français cute en voyage chez nous en lançant « tout est politique » dans le feu d’une discussion de café sur je ne sais plus quel sujet. La politique, j’imagine.

Notre histoire d’amour s’est fracassée sur l’écueil des longues distances … (aucun rapport avec le sujet, cela dit, mais tant qu’à donner dans le personnel…) et aujourd’hui je trahirais sûrement mon âge avec ce genre de déclaration. Pour me mettre la façade sociale à jour, je devrais plutôt déclarer que, justement, « tout est social ».

Tout est social, social comme dans réseau social et média social, ces rejetons de l’internet que tout le monde s’approprie aujourd’hui (parenthèse: je suis toujours stupéfiée par le nombre d’experts, gourous et autres ninjas en médias sociaux. Comment devient-on expert d’un phénomène qui existe depuis quelques années seulement et qui est constante transformation, évolution et métamorphose? L’expertise, il me semble, ça s’acquiert au prix de longues années de pratique. Mais bon, a beau se dire expert qui vient de la génération née dedans et maîtrise le jargon 2.0…).

Ce long préambule pour vous amener ailleurs, sur les billets de blogue que je rédige actuellement sur un autre site. L’automne dernier, j’avais rédigé quelques billets pour la conférence webcom. Cette année webcom s’intègre dans une semaine d’événements déployés autour du tout numérique, CONNECT 2012. Font partie de cette semaine numérique: la conférence Boule de cristal centrée sur les enjeux des TI et organisée depuis neuf ans par le CRIM et la conférence MixMédias Montréal qui se penchera sur la production et le financement des contenus numériques (liens et détails à venir bientôt).

Deux billets sont en ligne actuellement:  « Quand le travail devient un jeu et autres petites révolutions dans l’entreprise » sur l’impact du social (comme dans … voir plus haut) dans l’entreprise et Le pouvoir du mental, sur la fusion humain-machine (incluant des vidéos assez fascinantes à mon avis).

À venir, un bulletin de santé du canari Musique, toujours au fond de la mine, mais qui aurait recommencé à chanter. Il faudra lire.

médias sociaux, télévision, technologie

Suggestions de lecture

Trop occupée à fouiller, réfléchir et écrire dans le monde réel, j’ai négligé mon espace virtuel ces derniers mois. Pour me rappeler au souvenir de mes quelques abonnés, voici une liste de lecture constituée à partir de signets collectionnés en vue d’un éventuel billet. Mon ambition était de recueillir tout ce qui grouille aujourd’hui autour de cette industrie en mutation profonde paraît-il — la télévision — et de produire un « freeze frame » sur ce que les données recueillies lui dessinent comme avenir.

Avenir encore flou comme en témoignent les multiples nouvelles dénominations accolées à la télévision aujourd’hui: Smart TV, Web TV, télévision interactive, sociale, branchée, connectée, etc.

La télévision 3D: encore en devenir

La télévision 3D ne décolle pas, peut-être à cause de ces fameuses et encombrantes lunettes. Mais les développements continuent. Une nouvelle intéressante: une compagnie montréalaise, Sensio Technologies Inc. annonce le lancement cette année d’un service de vidéo 3D sur demande sur le modèle de Netflix. Il faudra une télévision 3D connectée pour y accéder Le lancement se fera d’abord aux États-Unis, puis au Canada.

La dernière fois que je m’étais intéressée au sort de la télévision en 3D, on prévoyait plutôt que la télévision connectée supplanterait la télévision en 3D.  On les a mariées, il fallait y penser!

Smart TV : Vegas croit en un souffle divan

Ce titre n’est pas de moi, mais coiffe un article de Libération sur le grand show des gadgets électroniques de Las Vegas, le Consumer Electronics Show. On y présente les technonogies qui font jaser et les enjeux qui se cachent derrière les écrans:

L’espoir est aussi que la smart TV permette au marché de l’électronique grand public de se refaire une santé sur le dos de la crise.

Pour l’instant, cette smart TV serait trop intelligente pour le commun des mortels (lire: trop compliquée).

Le deuxième écran: la solution pour les nuls?

Un compte rendu de la conférence TVOT in NYC 2011 (TV of Tomorrow in New York). Particulièrement intéressant : ACR: Totally Hot, or Totally Hype? qui parle d’Automatic Content Recognition, une application qui permet de synchroniser une émission avec son contenu social sur une tablette ou un téléphone intelligent. Plutôt que d’encombrer l’écran du téléviseur avec ces multiples fenêtres typiques du web, on se tourne plutôt vers un deuxième écran à portée de main pour les interactions sociales.

Pour ma part, je parierais plutôt pour cette solution pour les nuls et les patates de sofa.

Internet, médias sociaux, technologie

Futurologie

Je vous invite à lire mes deux dernières parutions sur le blogue de webcom:  j’explore le marketing des médias sociaux et l’exponentialité des nombres quand il est question d’Internet.

Et vraiment, j’explore. J’espère qu’on aura compris que je ne suis pas une experte en médias sociaux ou autre phénomène interconnecté, mais une personne très curieuse (dont vous pouvez deviner l’appartenance démographique en explorant ce site – indice: je ne suis pas née dedans) qui adore fouiller, découvrir, apprendre et interconnecter. Qu’est-ce que je faisais avant l’Internet, je me le demande encore.

Un avenir possible

Ces deux billets abordent différents aspects du passé et de l’avenir du monde numérique et cette interconnectivité à laquelle nous ne pouvons plus échapper (qu’on le veuille ou non).

Pour les accompagner, je vous invite à visionner ces vidéos futuristes, produites par deux entreprises qui misent gros sur cet avenir: Microsoft et Research In Motion.

Voici celle de Microsoft

Comme quelqu’un l’écrit dans les commentaires, l’avenir de Microsoft ressemble drôlement à un IPhone. Et je ne parle pas des stéréotypes (on est en Afrique du Sud et le seul noir qu’on voit est portier d’hôtel). Un autre commentaire: «So… Basically we won’t « need » to talk to other humans ever again?»  Effectivement, dans cet avenir tout le monde est penché sur son petit gadget dans sa main et ne semble pas accorder beaucoup d’attention à autre chose.

Petit gadget dans la main? Justement, nos amis de Microsoft ont également concocté un prototype de gizmo qui permet de projeter l’équivalent d’un IPhone sur une main:

On en parle ici. Bon, ce prototype requiert un projecteur qui se porte sur l’épaule, pour le côté pratique et léger, on repassera, mais l’idée ici c’est la projection sur toutes sortes de surfaces.

Vu par RIM, le futur est un peu big brotheresque. Un responsable de la sécurité qui suit tous les employés sur ses écrans et semble connaître pas mal de choses à leur sujet. Une nouvelle employée, au lieu d’être accueillie par un être humain, trouve son espace de travail toute seule grâce à la réalité augmentée. Nos doigts qui pointent toutes sortes de surfaces à longueur de journée…

M-à-j: Il semble que cette vidéo n’était pas autorisée par RIM et elle a été retirée de YouTube.

Pour ne pas vous laisser sur cette vision déprimante, rions un peu avec Dilbert. Ce qui est fascinant dans cette bande dessinée, c’est qu’elle a été crée en 1996 alors que l’Internet et le Web prenaient tout juste leur envol.

The Official Dilbert Website featuring Scott Adams Dilbert strips, animations and more

(Aller ici http://dilbert.com/ pour visiter le site très complet de Dilbert)

Internet, technologie

Kierkegaard et le repos des neurones

Pour ce billet, je vais laisser mes neurones se reposer et me contenter de citer un auteur que j’aime beaucoup.

Il s’agit de Jonathan Franzen, un écrivain américain dont le dernier roman, Freedom, sera publié le le 31 août.

Dans une entrevue donnée au magazine  Time de cette semaine, il explique que les romans doivent survivre à la révolution médiatique parce qu’ils ont une utilité sociale que n’ont pas les autres médias: ils sont un moyen de plonger au fond de soi pour y trouver authenticité et engagement.

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CRTC, Internet, télévision, technologie, web

Apparition spectrale …

La route des hyperliens sur Google est jalonnée de détours inattendus.   Ainsi, en épluchant le « Rapport de surveillance des communications » du CRTC afin d’essayer d’apercevoir l’avenir des communications, j’ai suivi un itinéraire où est apparue l’image de fantôme ci-dessous…

D’un rapport aride du CRTC à une image de fantôme, en quelques clics, la magie du web!

Vous ne voyez pas le fantôme? Ce n’est pas grave, moi non plus! Mais la dame qui a envoyé la photographie au site About.com: paranormal phenomena est convaincue qu’il s’agit de la tête d’un homme avec une casquette qui s’est révélée sur sa photo après qu’elle l’ait prise.

 

Comment un aride rapport du CRTC a-t-il pu mener sur cette piste? Suivez le guide.

Le rapport indique que l’industrie des communications, dans son ensemble, a connu une hausse de ses revenus de 2,1% par rapport à 2008, malgré la récession et la baisse des revenus publicitaires de la télévision traditionnelle (décroissance de 9% depuis 2005 pour la télévision de langue française).

Intéressant… j’explore donc les raisons de cette hausse. Première explication: augmentation des revenus des distributeurs de services de télévision de 7,4 %.  Dans un pays où le taux de pénétration de ces services atteint 90% des foyers, il y a fort à parier que les irréductibles non abonnés ne le seront jamais. Effectivement, il n’y a pas eu une hausse des abonnements équivalente mais plutôt une hausse des revenus par abonnés. La télévision numérique est arrivée à temps pour cette industrie qui ne veut pas partager ses revenus avec la télévision traditionnelle (mais ça c’est une autre histoire – voir mon billet sur la décision du CRTC).

Deuxième explication: augmentation des revenus des services spécialisés, payants, à la carte et sur demande de 6%. Cela est dû à l’augmentation du nombre de services, passé de 148 à 180 en quatre ans (CRTC – Relevés statistiques et  financiers 2005-2009).  Si on prend les 24 heures d’une journée, multipliées par les 30 quelques millions de Canadiens et Canadiennes, divisées par les 26,5 heures passées chaque semaine devant la télévision par la moyenne des patates (de sofa), qu’on jette dans l’équation la centaine d’adopteurs précoces, en file devant l’Apple Store de la rue Ste-Catherine à Montréal à 4 h 30 du matin pour obtenir le premier iPad… on obtiendra bientôt une offre de services de télévision canadiens qui excédera la demande.

Alors, où les quatre grandes entreprises canadiennes de communications intégrées (BCE, Telus, Rogers et Quebecor) trouveront-elles leurs profits dans les prochaines années?  Suivons l’argent: les revenus de l’industrie des communications se sont établis à 55,4 milliards $. 74% de ces revenus provenaient des télécommunications, soit 41 milliards $. En 2009, 41% des revenus des services de télécommunication provenaient des services sans fil.

Autre fait intéressant provenant d’un autre rapport du CRTC (Naviguer dans les eaux de la convergence – février 2010):

En 2008, 74,3 % des foyers canadiens étaient abonnés à des services sans fil55. Bien que la croissance des abonnements ait fléchi, celle des revenus de données demeure vigoureuse. Le revenu moyen par utilisateur (RMPU) est passé de 49 $ par mois pour les services sans fil en 2004 à 60 $ par mois en 2008. Les analystes font porter le crédit d’une grande partie de l’augmentation sur l’utilisation des données pour des services comme le courriel, l’envoi de messages texte, la navigation sur le Web et, de plus en plus, la livraison de contenu audio et audiovisuel.

Pour la livraison de contenu audiovisuel, les téléphones intelligents ont besoin de connexions à haut débit, les réseaux 3G et 4G par exemple.  En 2009, environ 55% de la population canadienne était abonnée à un service 3G.

Et sur quoi naviguent les connexions sans fil à haut débit?  Sur le spectre,  un espace conceptuel sur lequel est organisé et hiérarchisé le phénomène physique des ondes électromagnétiques. La plupart des états considèrent que le spectre est un bien public, une ressource nationale qui a l’avantage d’être inépuisable, mais pas illimitée. D’où la nécessité d’en confier la gestion à des organismes publics. Au Canada, cette responsabilité est exercée conjointement par le CRTC et Industrie Canada.

Est-ce que l’Eldorado de la communication de demain se trouvera dans la mobilité?  Une entreprise comme Rogers, par exemple, s’y prépare : elle contrôle du spectre dans toutes les plus importantes radiofréquences de communication.

Pour l’instant, je ne vois pas le spectre dans la photo, mais je vais continuer à regarder. 

médias sociaux, télévision, technologie

Félix le chat dans la troisième dimension

Ceci est la première image diffusée à la télévision américaine par la station W2XBS, New York-Channel #1.

C’était en 1928. Il s’agissait d’une figurine en papier maché de Félix le Chat , haute de 13 pouces, qui pivotait sur un tourne-disque afin de servir de mire (pour les boomers: c’est l’ancêtre de la tête d’indien. Pour les autres, allez voir sur wikipédia). L’image mesurait deux pouces et était diffusée environ deux heures par jour.

J’ai parfois l’impression que l’internet diffuse actuellement l’équivalent de cette figurine tournoyante.

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Google, technologie

La fontaine de Jouvence sera nanotechnologique

Je m’éloigne un peu de mon sujet central, les médias, mais je ne peux pas m’empêcher d’être fascinée par cette nouvelle manifestation du mythe de Frankenstein, en continuité avec mon article précédent. Dans le New York Times du 13 juin, un article intitulé « Merely Human? That’s So Yesterday » m’a entraînée sur la piste d’un mouvement, la singularité technologique, un concept selon lequel l’évolution exponentielle de la technologie informatique atteindra un point au-delà duquel il ne sera plus possible de l’appréhender. Ce concept est directement inspiré de la théorie de Moore.

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