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Le sens du travail: tant qu’il y aura des sofas … et des familles

Rédigée récemment pour le blogue de veille stratégique du Fonds des médias du Canada, une synthèse de l’étude « Et les enfants dans tout ça ?  Les familles canadiennes et la télévision à l’ère numérique» réalisée par le Groupe de recherche sur les jeunes et les médias du département de communication de l’Université de Montréal (GRJM)

Quelques réflexions autour de cette étude:

En 2006, un article sur le jeu vidéo les Sims publié dans le New York Times avait attiré mon attention à cause de cette déclaration d’une fillette:

 I like Sims more than other games, and Sims is way more fun than TV because TV gets so boring — you just stare at a screen and watch and watch and watch, » Francesca said in her (real) airy playroom as she tinkered with the layout of the new (imaginary) home office she was designing on the monitor connected to her Dell computer. « But in The Sims you make your own characters and give them a personality and give them stuff and build their houses and make them live. 

À l’époque, j’avais cru y voir l’amorce d’une transformation dans les habitudes de consommation des médias par les enfants: de la consommation passive de la télévision (you just watch and watch and watch) à la consommation active de jeux vidéos où l’enfant est le scénariste.

Sept ans plus tard, les enfants sont toujours d’avides téléphages. D’après l’étude du GRJM, qui a analysé plus de 150 heures de contenu télévisuel pour enfants et interrogé, chez eux et dans le cadre de groupes de discussion, des enfants, des adolescents et des parents, on peut confirmer que l’annonce de la mort de la télévision est prématurée, en tout cas pour les familles canadiennes composées de préadolescents, où elle continue à occuper un rôle central.

En télévision, le contenu est vraiment roi

Pour les auteurs de l’étude, ce média pas comme les autres  maintiendra sa domination sur les nouvelles plateformes et technologies tant et aussi longtemps qu’il continuera d’offrir un contenu qui favorise les interactions sociales au sein des familles, les divertit et les amène à échanger au sujet de leurs préoccupations.

En 2010, la revue The Economist publiait un dossier spécial sur la télévision («Changing the channel») qui faisait le même constat et l’expliquait ainsi : les humains, ces animaux sociaux, ont toujours besoin de vivre des activités en groupe et la famille est encore la communauté dans laquelle vivent la plupart des gens.

Plus récemment, un livre blanc publié par la firme Eurodata TV Worldwide dans le cadre du Mipjunior 2012, International Kids’ TV Trends, confirmait que l’internet, les nouvelles technologies et les jeux vidéo n’ont pas réussi à détourner les enfants du petit écran :  l’écoute quotidienne de la télévision par les enfants européens a augmenté de neuf minutes depuis 2008, de cinq minutes aux États-Unis en 2011 et se maintient à trois heures et cinq minutes au Canada anglais.

La télévision demain : toujours vivante, mais complètement métamorphosée

Si on prend en considération la progression des technologies de communication depuis une centaine d’années –  de la radio qui a mis 38 années pour atteindre 50 millions d’auditeurs à l’internet  qui en a mis quatre pour atteindre le même nombre d’usagers –  il y a lieu de mettre en doute l’avenir de la télévision linéaire telle qu’on la connaît aujourd’hui. On retrouve quelques indicateurs de cette future transformation, dans l’étude du GRJM, par exemple, qui signale le succès des enregistreurs vidéo personnels (EVP), en particulier auprès des familles plus « interventionnistes » en termes de contenu télévisuel. Ou encore dans le rapport « L’ABC de la télévision branchée », un des projets de recherche auxquels a participé le FMC, qui estime que « ce n’est qu’une simple question de temps avant que les téléviseurs connectés ne soient adoptés par l’ensemble des téléspectateurs (…)  on aura vendu 350 millions de téléviseurs connectés dans le monde en 2015,  (…) plus de 70 modèles de téléviseurs connectés sont actuellement commercialisés sur le marché. »

Quel impact aura cette « télé branchée » sur les pratiques d’écoute des familles canadiennes dans l’avenir ? Comment cette télévision dotée de fonctionnalités inédites : interactivité unidirectionnelle et bidirectionnelle, accroissement de l’offre et fonctions de personnalisation, d’évaluation et de référencement des contenus s’insérera-t-elle dans la dynamique des interactions familiales ? Difficile à prédire, mais une chose est certaine, l’expérience télévisuelle continuera de se transformer et demeurera au coeur de la vie des familles tant qu’elle permettra à celles-ci de s’empiler sur le sofa, pour le plaisir de regarder la télévision, mais surtout pour le bonheur de passer du temps en famille, comme l’a déclaré un des participants à l’étude.

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Observation maison de l’avenir de la télévision

Les ados d’aujourd’hui sont nés avec ces technologies de la connectivité qui bouleversent notre monde. Pour eux par exemple, vivre sa vie sociale sur un écran d’ordinateur c’est aussi normal que de faire jaillir la lumière au simple toucher d’un interrupteur.

J’ai la chance d’avoir accès à un laboratoire d’observation fascinant grâce à mon propre échantillon maison d’ado tout à fait typique. Mon ado maison fait partie de la génération de la dernière lettre de l’alphabet, la génération Z (aurait-on atteint la fin des générations?). Elle possède un ordinateur portable, un iPod dernière génération et surtout un compte Facebook depuis plusieurs années (oui, depuis avant ses 13 ans, et je l’ai laissée faire…) et plus de 800 amis.

Récemment, mon ado maison m’a donné l’occasion d’observer le rapport de la génération Z avec la télévision.

Un deuxième écran pour la télévision? Pourquoi pas trois ou quatre?

Ado Maison suit les Jeux Olympiques religieusement. Elle s’intéresse particulièrement aux épreuves de gymnastique artistique parce qu’elle a déjà pratiqué cette discipline elle-même. La gymnastique a ceci de particulier que les athlètes font une rotation autour de  quatre appareils et que le tout se déroule en même temps. Jeudi dernier, Ado Maison a suivi son idole  Gabrielle Douglas et les autres membres de l’équipe américaine grâce à quatre écrans: le téléviseur, son ordinateur portable, son iPod et mon iPhone, le tout en textant ses commentaires sur son téléphone ou en les écrivant via Facebook à ses copines elles aussi branchées devant de multiples écrans.

Elle a ainsi pu suivre les performances qu’elle voulait voir en direct plutôt que d’attendre de les voir selon une séquence proposée par la télévision. Elle a en quelque sorte produit sa propre émission de télévision, tout en divisant son attention sur tous ces écrans.

De mon poste d’observation, j’ai entrevu l’avenir de la télévision telle qu’elle sera consommée par cette génération: multi-écran, sociale et connectée.

Mais surtout, j’ai compris que cette génération maîtrise déjà un nouveau langage qui codifie la réalité autrement.

Cette dernière observation, je l’emprunte à Edmund Carpenter, un anthropologue américain (décédé l’an dernier) qui a collaboré avec Marshall McLuhan sur Understanding Media. Dans un texte écrit en 1956 pour la Chicago Review, The New Languages, il parle des mass médias ainsi:

English is a mass medium. All languages are mass media. The new mass media – film, radio, TV – are new languages, their grammar as yet unknown. Each codifies reality differently; each conceals a unique metaphysics.*

Un nouveau langage, un nouveau code, une autre façon d’appréhender et de comprendre le monde; un nouveau monde.

Notes:

Petit rappel à la réalité d’aujourd’hui, cependant, cette journée multi-écran a consommé 5 Go de bande passante, amenant notre consommation mensuelle à 80% de la limite mensuelle de 50 G0.

J’ai découvert Edmund Carpenter grâce à ce billet de Mitch Joel. Si vous ne connaissez pas cet expert montréalais du marketing social, il est à découvrir d’urgence.

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* le texte est accessible en ligne via la BAnQ, sur la base de données JSTOR.

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Le contenu est roi? Question de point de vue.

Publié cette semaine sur le blogue de MIXMÉDIAS Montréal (très bientôt à Montréal, conférenciers fabuleux, il est encore temps de s’inscrire), une réflexion autour du thème de cette conférence: le contenu.

Le contenu ce grand méconnu, qui est parfois roi, parfois sujet, qui emprunte toutes les formes maintenant qu’il coule sur le web dans un flot d’hyperliens, d’images, de vidéos, de conversations, de tweets et retweets, de hashtags, de like ou pas, et qu’il est mis en boîte, dans toutes sortes de boîtes, ouvertes, enveloppées, barricadées, emmurées.

Au-delà de la poésie, il y a une réalité économique: ce sont ceux qui exploitent le contenu, pas les créateurs et producteurs, qui empochent. C’est ce rapport de force qui est à la base du débat en cours au sujet des droits d’auteur. Dans le carré obèse, les tenants de l’assouplissement des règles, naturellement.

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Télévision sociale : show me the money!

En mars dernier, le magazine TVGuide a demandé à un panel de définir ce qu’est la télévision sociale. Environ 40% des participants ne savaient pas quoi répondre.  60% ont proposé une définition, parmi lesquelles celle-ci : « Another stupid marketing term for how people have always watched TV. » 

Et pourtant, tapez « social TV » dans Google et vous obtiendrez 1000 pages de résultats, sans doute parce que l’expression a atteint le statut d’expression-valise, est devenue une catch-all phrase qui contient tous les espoirs de revitalisation d’une industrie bousculée par le vent du changement numérique. Aujourd’hui, social TV  sert à englober tout ce qui est en train de se tramer et de se développer autour du médium de la télévision qui, faut-il le rappeler, a été l’une des innovations technologiques et culturelles majeures du 20e siècle et est encore aujourd’hui le seul média en mesure de rejoindre des auditoires de masse.

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Suggestions de lecture

Trop occupée à fouiller, réfléchir et écrire dans le monde réel, j’ai négligé mon espace virtuel ces derniers mois. Pour me rappeler au souvenir de mes quelques abonnés, voici une liste de lecture constituée à partir de signets collectionnés en vue d’un éventuel billet. Mon ambition était de recueillir tout ce qui grouille aujourd’hui autour de cette industrie en mutation profonde paraît-il — la télévision — et de produire un « freeze frame » sur ce que les données recueillies lui dessinent comme avenir.

Avenir encore flou comme en témoignent les multiples nouvelles dénominations accolées à la télévision aujourd’hui: Smart TV, Web TV, télévision interactive, sociale, branchée, connectée, etc.

La télévision 3D: encore en devenir

La télévision 3D ne décolle pas, peut-être à cause de ces fameuses et encombrantes lunettes. Mais les développements continuent. Une nouvelle intéressante: une compagnie montréalaise, Sensio Technologies Inc. annonce le lancement cette année d’un service de vidéo 3D sur demande sur le modèle de Netflix. Il faudra une télévision 3D connectée pour y accéder Le lancement se fera d’abord aux États-Unis, puis au Canada.

La dernière fois que je m’étais intéressée au sort de la télévision en 3D, on prévoyait plutôt que la télévision connectée supplanterait la télévision en 3D.  On les a mariées, il fallait y penser!

Smart TV : Vegas croit en un souffle divan

Ce titre n’est pas de moi, mais coiffe un article de Libération sur le grand show des gadgets électroniques de Las Vegas, le Consumer Electronics Show. On y présente les technonogies qui font jaser et les enjeux qui se cachent derrière les écrans:

L’espoir est aussi que la smart TV permette au marché de l’électronique grand public de se refaire une santé sur le dos de la crise.

Pour l’instant, cette smart TV serait trop intelligente pour le commun des mortels (lire: trop compliquée).

Le deuxième écran: la solution pour les nuls?

Un compte rendu de la conférence TVOT in NYC 2011 (TV of Tomorrow in New York). Particulièrement intéressant : ACR: Totally Hot, or Totally Hype? qui parle d’Automatic Content Recognition, une application qui permet de synchroniser une émission avec son contenu social sur une tablette ou un téléphone intelligent. Plutôt que d’encombrer l’écran du téléviseur avec ces multiples fenêtres typiques du web, on se tourne plutôt vers un deuxième écran à portée de main pour les interactions sociales.

Pour ma part, je parierais plutôt pour cette solution pour les nuls et les patates de sofa.

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La convergence: une évolution?

La télévision, n’importe où, n’importe quand…

C’est entendu, la télévision – et les habitudes de consommation du téléspectateur – changent. Voir par exemple cet article de Nathalie Collard dans La Presse d’aujourd’hui : “La télé où et quand bon nous semble”. Elle y prédit la fin de la bonne “vieille grille-horaire telle qu’on la connaît aujourd’hui”, puisqu’il “devient de plus en plus difficile d’asseoir les gens devant leur écran au moment de la diffusion d’une émission”.

Le rapport  Naviguer dans les eaux de la convergence II : Tableau des changements au sein de l’industrie des communications canadiennes et des répercussions sur la réglementation , publié par le CRTC le 18 août 2011 fournit des données qui appuient cette conclusion. La moyenne des patates de sofas consomme de plus en plus de contenu vidéo en ligne :

  • Le trafic vidéo généré par l’utilisateur individuel occupe désormais la part la plus importante du trafic internet au niveau mondial.
  • La part du divertissement en temps réel (consommation de contenu vidéo et audio) dans le trafic Internet nord-américain est passée de 29,5% à 42% en deux ans. On prévoit que d’ici 2014 le taux d’augmentation annuel de la diffusion de vidéos par Internet sur un téléviseur atteindra 144%.
  • La consommation vidéo en ligne est tributaire d’une augmentation accélérée de la technologie qui la rend possible: en 2000, il fallait compter trois jours pour télécharger un film de qualité DVD de 4 G; en 2010, il faut compter deux heures.

… mais surtout de mon sofa, après le souper

Cela dit, le rapport fournit quelques données indiquant que la patate de sofa n’est pas encore tout à fait prête à délaisser ses habitudes:

  • En 2009, les Canadiens regardaient majoritairement la télévision « en direct».  Ceci représentait des taux de visionnement de la télévision de 84 % et de 91% pour les anglophones et les francophones respectivement. Même s’il est presque certain que ces pourcentages ont baissé en 2010, on peut raisonnablement penser que les consommateurs continuent de préférer regarder les émissions de télévision selon l’horaire prévu.
  • Les consommateurs canadiens ne remplacent pas nécessairement le temps consacré à Internet par celui passé devant le téléviseur – 40% à 50 % des personnes sondées de moins de 55 ans utilisaient Internet tout en regardant la télévision, et la majorité d’entre elles ont indiqué qu’elles portaient attention aux deux. Dans certains cas, les consommateurs regardent la télévision tout en discutant avec d’autres téléspectateurs par l’intermédiaire des médias sociaux ou des blogues.

Il y a un an,  la revue The Economist publiait un dossier spécial sur la télévision qui voyait un avenir à la télévision linéaire (j’en rendais compte ici).  Les principales raisons invoquées pour la survie de la télévision de rendez-vous reposaient sur des analyses comportementales qui se résumeraient simplement ainsi: nous sommes des animaux sociaux, foncièrement paresseux qui aimons qu’on choisisse à notre place (des “followeurs”, quoi…)

Pendant ce temps, l’écosystème s’adapte

La convergence, qui est maintenant une réalité dans les industries des télécommunications et de la radiodiffusion, c’est l’adaptation en parallèle et semblable de systèmes, d’espèces, d’organismes aux pressions de leur environnement.  En biologie, on parle de convergence évolutive ou d’évolution convergente. Il est intéressant de noter que dans l’histoire humaine, ce type de convergence peut se dérouler à travers le temps. Certaines technologies ont été inventées indépendamment par plusieurs civilisations: l’écriture  par exemple, serait apparue dans les civilisations sumérienne vers 3000 av. J.-C., chinoise vers 1300 av. J.-C. et précolombienne vers 650 av. J.-C. (Source: Wikipedia – qui d’autre?)

Je trouve qu’on oublie souvent, quand on discute de l’avenir de la télévision, de considérer l’élément qui en est la base, le contenu audiovisuel. La discussion se déroule, comme dans mon avant-propos, au plan de la diffusion (où, quand, comment), où au plan de la mise en marché (comment façonner le contenu autour d’une proposition de valeur, pour pouvoir produire, puis diffuser).

Ainsi j’ai assisté la semaine dernière à un meetup organisé par un nouveau groupe, Contenu Montréal Content, autour du thème “La monétisation du contenu”.

Le directeur de la créativité média de V Télé, Franz Fontaine, a répondu à la question sous-jacente ainsi :  on finance le contenu grâce à “un nouveau modèle de coproduction et de diffusion dans lequel l’annonceur pourra non seulement financer partiellement ou totalement le projet mais également, participer à la production et au développement du scénario.”

Bref, on réinvente la commandite. Au début de la télévision, on avait rapidement compris le pouvoir de persuasion de l’intégration d’une marque dans la trame narrative:

Extrait de l’émission “Ici Louis-José Houde” diffusée à Radio-Canada. Les clochettes comptent le nombre de fois où le nom de la marque est mentionné (10).

Aujourd’hui, au lieu de décliner la marque dans une seule propriété, et d’assommer le public, on l’intègre sur toutes les plateformes disponibles.  Ça convient mieux à un public qui s’est raffiné au fil des ans et en a vu et entendu d’autres. On appelle ça le progrès.

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Télévision et web: la confusion des genres

Deuxième volet de la série “Télévision, c’était demain 2”

Les amateurs de Jell-O aiment-ils Les Simpsons?

Au début des années 90, Arbitron, une firme de recherche média et marketing, offrit au fabricant de Jell-O et autres annonceurs de connaître les goûts télévisuels de leurs clients. L’entreprise voulait mettre fin au monopole de AC Nielsen en lançant ScanAmerica: en plus d’un d’un audimètre qui permettait de compiler leur écoute de la télévision, les familles participantes recevaient un scanner avec lequel elles devaient balayer le code UPC de tous leurs achats.

L’expérience prit fin au bout de trois ans, officiellement parce qu’Arbitron ne réussit pas à convaincre suffisamment de clients que l’important investissement demandé justifiait les résultats obtenus, si intéressants étaient-ils.

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Télévision, c’était demain 2: l’ère Netflix

L’automne dernier j’avais rédigé un billet sur l’avenir possible de la télévision, “Télévision, c’était demain”, où j’abordais quelques-unes des avenues qui se dessinaient pour la boîte à images.

J’ai pensé revisiter cette thématique à la lumière de quelques lectures récentes et réflexions subséquentes, en quelques volets.

Premier volet : Netflix contre la télévision traditionnelle

Netflix domine le marché de l’accès au contenu en ligne et est, en conséquence, identifié comme l’ennemi public numéro un de la télévision traditionnelle.

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La bande des quatre et l’invasion des Joueurs Étrangers!

Au Canada, ils sont quatre à pratiquer l’intégration verticale et ils sont les champions mondiaux de cette discipline.

Les parts de marché combinées de Shaw, Rogers, Bell et Quebecor dans la distribution, la programmation, l’accès Internet fixe et les communications mobiles dépassent largement celles des Américains. Dans ce domaine, nos entreprises canadiennes font mordre la poussière aux géants Comcast/NBCU (nouveaux mariés, par ailleurs), DirecTV, Time Warner Cable et Dish Network (entre autres parce que les américaines ne sont pas dans le mobile).

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Victimes d’internet

Le 28 avril prochain, lors du congrès de l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ), on va se poser la  question suivante : Serions-nous les prochaines victimes d’internet?

Le bulletin optique culture de février, publié par de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ) titre : « L’assistance aux films québécois sous la barre de 10% » On y indique que « L’année 2010 représente d’ailleurs une des plus faibles parts d’assistance aux films québécois depuis 2002. » De fait, en 2005, la part de l’assistance à des films québécois était de 19,2%.

Ça y est, la mu-ta-tion pro-fon-de (articuler chaque syllabe pour bien marquer le coup) guette le cinéma québécois!

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